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Les mécanismes biologiques mis en jeu en lutte biologique

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- la compétition :
il s'agit d'une situation dans laquelle une ressource est en quantité
insuffisante pour répondre aux besoins de tous les individus.
Ainsi cette compétition induite entre espèces, conduit
à l'exclusion à plus ou moins long terme d'une des
2 espèces. Ce phénomène peut se manifester
à la suite de l'introduction volontaire d'un auxiliaire compétitif.
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-la prédation : c'est
un activité de capture de proies par les animaux de régime
carnivore, ce phénomène conduisant à un équilibre
entre le prédateur et la proie. Cependant le taux de prédation
peut atteindre des niveaux forts élevés lorsque la proie
ne peut fuir le prédateur, c'est le cas pour de nombreux insectes
comme les pucerons.
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- le parasitisme : il
s'agit de l'association de 2 espèces dont l'une, dénommée
l'hôte, héberge la seconde qui vit à ses dépens.
Les cycles de développement des parasites peuvent être
très complexes, certains devant suivre un passage obligé
entre différents hôtes successifs pour vivre.
Virus et micro-organismes pathogènes se comportent comme des
parasites, tout en présentant des particularités liées
à leur taille, leur mode d'action, leur cycle de développement.
Ils ont en particulier un taux de multiplication très élevé.
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Les principaux types d'auxiliaires en défense des cultures
Pour plus de précision, consultez l'ouvrage de l' ACTA
"Pesticides et protection phytosanitaire dans une agriculture en
mouvement"

Les vertébrés :
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Il s'agit de prédateurs tels que
des oiseaux, poissons et amphibiens. Les potentialités des
oiseaux insectivores sont souvent soulignées mais ne permettent
pas une véritable régulation des populations de nuisibles,
sauf éventuellement à long terme dans des milieux stables
comme la forêt. |
Les invertébrés :
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Il s'agit aussi bien de phytophages,
de prédateurs que de parasites ou de parasitoïdes. |
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- les phytophages : les exemples d'efficacité
de ces phytophages sont rares en France et les potentialités
de ces auxiliaires peu exploitées, notamment leurs effets contre
les adventices.
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- les prédateurs : ce
sont essentiellement des arthropodes, arachnides et insectes. Les
Coléoptères comptent à eux seuls plus de la
moitié des espèces prédatrices , appartenant
essentiellement aux familles des Carabides, Coccinellides, Clérides
et Staphilinides.
Ainsi, une coccinelle aphidiphage, c'est-à-dire
se nourrissant de pucerons comme Coccinella septempunctata
dévore par jour, au 4° stade larvaire, de l'ordre de
50 à 100 larves de pucerons de l'espèce Aphis fabae.
Chrysopes et hémérobes sont des auxiliares potentiels
contre les acariens, aleurodes, cochenilles et pucerons.
Parmi les Arachnides on retient surtout les acariens Mésostigmates
(Phytoseiidae), eux-mêmes prédateurs d'acariens
phytophages. Plusieurs espèces d'Amblyseius, Metaseiulus,
Phytoseiulus et Typhlodromus jouent un rôle significatif
dans la régulation des populations d'araignées rouges.
Diptères prédateurs des pucerons:
Larves d'Episyrphus balbeatus
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- les parasites : il s'agit essentiellement
de nématodes et de protozoaires, dont de très nombreuses
espèces sont entomophages.
Parmi les nématodes, citons notamment Steinernematidae
et Heterorhabditidae qui constituent ainsi d'excellents auxiliaires
de protection des cultures. Associées à des bactéries
de type Xenorhabdus ils ont un large spectre d'action et sont inoffensifs
pour les plantes et les invertébrés naturels. Cette
association assure la production, au sein de l'hôte, d'antibiotiques
qui empêchent la colonisation de celui-ci par des espèces
saprophytes.
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-les parasitoïdes : c'est
parmi les insectes Hyménoptères et Diptères
qu'on dénombre le plus d'auxiliaires parasitoïdes exploités
en lutte biologique.
"Parasitoides" commercialisés
-Aphelinus abdominalis : contre le puceron vert de la tomate (Macrosiphum
euphorbiae)
-Aphidius colemani : contre diverses espèces de pucerons
-Aphidius ervi : contre le puceron vert de la tomate
-Dacnusa sibirica : contre la mouche mineuse
-Diglyphus isae : contre la mouche mineuse
-Encarsia formosa : contre l'Aleurode des serres
-Eretmocerus eremicus : contre l'Aleurode des serres
-Trichogramma evanescens : contre les chenilles
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Les microorganismes pathogènes : |
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Il s'agit aussi bien de microorganismes
phytopathogènes d'adventices que de micro-organismes entomopathogènes
d'invertébrés ravageurs des cultures.
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- les bactéries entomopathogènes
: ces bactéries
appartiennent au genre Serratia et surtout Bacillus
avec les 4 espèces bien connues, B.popilliae, B.moritai,
B.sphaericus, B.thuringiensis.
B.thuringiensis
agit sur les insectes sensibles après ingestion. Il produit
deux toxines une endotoxine lors de la sporulation et une exotoxine.
L'endotoxine provoque la dislocation de l'épithélium
intestinal des insectes qui cessent de s'alimenter et meurent au bout
de 24 à 48 heures par septicémie due à l'entrée
de la flore intestinale dans la cavité générale.
Les chenilles de Lépidoptères sont les cibles privilégiées,
mais aussi sur les Coléoptères.
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- les champignons entomopathogènes
: ils infectent
les insectes par la voie tégumentaire, par adhésion
de leurs propagules infectieuses sur les insectes. Celles-ci germent
et finissent par pénétrer le tégument de l'insecte,
colonisant les tissus et provoquant la mort de l'hôte.
Leur efficacité dépend
beaucoup des conditions climatiques (humidité et température
élevées notamment)
On citera Beauvaria bassianna qui est utilisé ou testé
contre la pyrale du maïs, la teigne des crucifères,
le puceron vert du pêcher, le doryphore de la pomme de terre
et la punaise de la luzerne. Beauvaria tenella est utilisé
ou testé sur le ver blanc de la canne à sucre et le
doryphore de la pomme de terre.
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- les virus entomopathogènes
: c'est la
famille des baculovirus qui est considérée comme la
plus prometteuse pour des opérations de lutte microbiologique,
car ils sont inoffensifs envers l'homme et les vertébrés.
Ces virus présentent une forte spécificité parasitaire
et seules les formes larvaires des insectes sont sensibles aux viroses
; les adultes peuvent par contre être des vecteurs passifs de
la maladie. |
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- les champignons
phytopathogènes : la
mise au point de biopesticides, pour la réalisation de traitements
biologiques contre les adventices nécessite de sérieuses
études sur la spécificité d'action du pathogène.
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