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Lutte contre les ennemis des cultures par la lutte intégrée

Cette approche est basée sur l'expérimentation et l'observation,
ainsi que l'adoption des techniques de lutte les plus appropriées.
Elle sous-entend une bonne connaissance de la plante que l'on cultive,
ainsi que de ses ennemis : maladies, insectes, virus/vecteurs, adventices...
Il faut lister ces ravageurs, les classer par catégories (insectes,
acariens, adventices, champignons, bactéries, virus...) et les
ranger par ordre d'apparition en fonction des stades de la plante.
LA MISE EN PLACE EN SIX ÉTAPES :
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1. Adapter l'écosystème
Selon les cultures, le choix de cultivars tolérants ou résistants,
la modification des densités et des dates de semis, l'entretien des
brise-vent, la désinfection des équipements et l'utilisation de rotations
appropriées sont autant de moyens pour rendre l'écosystème favorable
aux cultures et aux organismes utiles, mais défavorable aux
ravageurs, aux agents pathogènes et aux mauvaises herbes.
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2.
Identifier alliés et ennemis
La majorité des organismes vivants sont utiles. On ne peut se permettre
d'éliminer "tout ce qui bouge". En lutte intégrée, pour
faire l'inventaire des alliés et des ennemis des cultures,
il faut d'abord identifier et connaître les espèces qui habitent les
écosystèmes agricoles (champs, vergers, serres, etc.).
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3.
Evaluation du contexte
Pour rationaliser les décisions, il faut aussi évaluer les conditions
environnementales, l'abondance des organismes nuisibles et utiles,
l'état de santé et le stade de développement des cultures.
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4.
Utiliser des seuils d'intervention =
seuil de nuisibilité économique
Un seuil d'intervention, fondé sur le niveau de risque que représente
l'organisme nuisible, permet non seulement d'utiliser un pesticide
ou tout autre moyen de lutte au bon moment, avec un maximum d'efficacité,
mais aussi de réaliser des économies appréciables en n'intervenant
pas lorsque ce n'est pas justifié.
NB : les seuils de nuisibilité pratiques
existent essentiellement pour les insectes. |
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5.
Combiner les méthodes de lutte
L'intégration de différentes méthodes de lutte préventives ou curatives,
soit biologique, mécanique, culturale, génétique et chimique, assure
une réduction plus durable et souvent plus efficace des populations
d'organismes nuisibles et contribue à réduire les risques associés
à l'emploi exclusif des pesticides chimiques. Ces derniers ne sont
qu'un maillon de la lutte intégrée. |
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6.
Évaluer les conséquences et l'efficacité des actions
Tout processus décisionnel implique une évaluation des résultats.
L'utilisation de parcelles témoins, l' évaluation du rendement et
de la qualité permettent d'apprécier l'efficacité et la rentabilité
des actions et d'améliorer graduellement les façons de faire. La tenue
à jour d'un registre des diagnostics et des interventions phytosanitaires
pour chacune des saisons est essentielle. Cette richesse d'informations
permet notamment de mieux planifier le programme de gestion intégrée
des ennemis des cultures pour l'année suivante.
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Quelques ressources et banques de données sur les ravageurs
des cultures

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