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Les
principaux critères de réussite

Attendre
quun maximum dadventices soit sorti pour semer, puis entreprendre
le désherbage thermique, éventuellement en association avec
la technique du faux semis,
Intervenir le plus
tôt possible, lorsque la culture est à son stade la plus
résistant et les mauvaises herbes à leur stade le plus sensible.
Intervenir au stade
cotylédonaire des adventices.
Combiner le désherbage
thermique au désherbage mécanique entre les rangs qui joue
un rôle de sarclage et de binage (diminution des arrosages, ameublissement
du sol
) et qui fragilise les mauvaises herbes rescapées.
Le choix du brûleur
est secondaire par rapport à la maîtrise pratique de cette
méthode.
Les appareils à
plusieurs brûleurs sur tracteur sont intéressants surtout
pour les grandes cultures (maïs, cultures pérennes
).
Pour les exploitations maraîchères les appareils manuels
sont plus adaptés.
Lefficacité
du brûlage est vérifiée en pressant les feuilles entre
le pouce et lindex : une tâche noire apparaît.
Cest seulement quelques heures après le brûlage quon
perçoit le dépérissement des mauvaises herbes.
Vitesse
davancement 2 à 3 km/h
Intérêt de la technique et matériel

Son principal intérêt
est d'être applicable là où tout travail du sol est
impossible :
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A cause de l'état du sol trop humide.
Pendant la mauvaise saison, pour désherber l'interligne
des cultures (exemples : mâche, poireaux...), alors que
le sol est trop humide pour être travaillé.
Parce que la culture est déjà
en place :
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- soit sous forme d'embryon,
et alors un désherbage thermique peut détruire
les mauvaises herbes déjà levées sans nuire
à la culture : c'est le traitement en prélevée
de la culture.
- soit en traitement
de post levée, dans des cultures suffisamment développées,
résistantes à la chaleur et en sol inaccessible
(oignons, bulbes, maïs...).
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Trois
techniques différentes sont proposées:
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La " température-sortie d'appareil"
variee selon les techniques utilisées:
- Exposition directe aux flammes (rampe)
-Exposition à un rayonnement infra rouge
(four),
-Projection de vapeur (utilisée principalement
en zone non agricole),
Une nouvelle technique "au Micro-ondes"
en est encore au stade expérimental.
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La
technique
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exemple de désherbage
thermique en plein
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Des brûleurs, montés sur un châssis, détruisent
les mauvaises herbes par choc thermique. Il faut obtenir environ
80°C dans les cellules des plantes pour les tuer. Les brûleurs
sont alimentés avec du gaz propane en phase liquide pour
obtenir plus de 800°C sous les brûleurs.
Selon les cultures, le travail est possible sur les interlignes,
sur la ligne de semis seulement ou en plein.
Le gaz est transporté, soit en bouteille (35 kg) ou
en citerne pour les chantiers les plus importants.
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Sensibilité spécifique des adventices

Les
plantes à port érigé avec des feuilles peu épaisses
sont les plus faciles à contrôler par cette méthode:
chénopode, mouron
Les
plantes à port rampant ou ayant un point végétatif
protégé sont plus difficiles à maîtriser:
pâturin, capselle...
Les
graminées sont les plus résistantes et les plus difficiles
à maîtriser à cause de leur point végétatif
protégé.
Que
ce soit pour les Monocotylédones ou les Dicotylédones
: les annuelles nécessitent généralement 1 à
2 applications ; les vivaces installées nécessitent
toujours plusieurs applications... pour simplement freiner.
Applications

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¶ Grandes Cultures : Maïs, soja, tournesol, betterave …
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¶ Maraîchage : Pré levée de la culture: carottes, salades,
asperges, choux …
Post
levée de la culture : ail, oignon, poireaux
,mais pas en plein sinon on détruit la culture
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¶ Arboriculture :
encore très peu répandu
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Coût élevé
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Utilisation dénergie fossile
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| Monocotylédones, plus difficiles
à détruire |
| Ne permet pas, dans la plupart des cas,
dintervenir sur la ligne après implantation |
| Le nombre de passages peut être
important, ce qui représente plus de travail quune application
unique dherbicide. |
| Détermination et connaissance
des seuils de thermo sensibilité des différentes espèces
(cultures, mauvaises herbes, insectes) indispensables. |
| Emission de produits de combustion polluants
(CO, CO2, oxydes dazote et de soufre) notamment si les brûleurs
sont mal réglés. |
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Efficacité à moyen terme
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| Technique à combiner à des méthodes
culturales complémentaires |
| Risques dincendie |
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Détails
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Coût de la lutte thermique
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Investissement
:
une rampe de 3,2m 6 rangs, 12 brûleurs Primatech (citerne
de 312 kg de gaz) = 4750 €
une rampe + chassis de 3,2m, 6 rangs, 12 brûleurs Antargaz
(citerne de 275 kg de gaz) = 6245 €
Location de citerne : 185 €/an pour une citerne Primatech
de 312 kg
Coût
à l'hectare :
- matériel (machine +
gaz + 2 passages tracteur) = 95 €/ha
- main d'oeuvre (1,5 h/ha par
passage et 3 h par hectare) : 32,4€/ha (barême
de 10,8€/ha)
TOTAL: 120 à 130 €/ha
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