Lutte contre
l'érosion
"Infiltrer d'abord, canaliser ensuite"
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Principe
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La stratégie actuelle est d'une part de favoriser au maximum l'infiltration
de l'eau dans les parcelles, puis de retarder et de limiter les écoulements.
D'autre part il s'agit de canaliser, stocker et épurer les eaux via
la mise en place d'aménagements parcellaires individuels et d'ouvrages
hydrauliques collectifs.
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Objectif
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Réduire les phénomènes d'érosion, pour maintenir
la structure du sol de façon à limiter la fuite des produits
phytosanitaires et à maintenir un sol dense et fertile.
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Point
technique |
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Les causes et les dégâts liés à l'érosion
hydrique

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L'érosion
hydrique correspond à l'entrainement de matériaux
du sol sous l'actionn d'un écoulement d'eau en surface, plus
ou moins localisé.
Sur les parcelles agricoles, cette érosion est favorisées
par l'imperméabilisation des sols en pente (impact des gouttes
de pluie ou tassements artificiels).
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Les dégâts directs de l'érosion
dans les parcelles agricoles sont également nombreux : |
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-arrachement des plants et destruction des
semis,
-recouvrement des semis pas des dépôts de terre,
-ravinements qui créent une gêne pour les opérations
culturales,
-diminution de la réserve utile du sol, problème d'alimentation
hydrique,
-augmentation de la sensibilité des sols à la battance
par pertes d'éléments fins du sol et de matière
organique,
-Certaines molécules de matières actives
liées aux particules de terre se déplacent, emportées
d'une parcelle à l'autre ou transférées vers
le bas de pente et les cours d'eau.
- diminution du "pouvoir épurateur"
du sol par disparition du complexe argilohumique de surface
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Limiter l'érosion en favorisant l'infiltration et en préservant
une bonne structure des sols

Réaliser
sur les parcelles un
entretien calcique (chaulage
des sols acides) et/ou humique (restition
des résidus de récolte , pas de brûlage des
pailles, apports de matière organique de type fumier, composts...).
Raisonner le travail du sol (choix
du matériel, date d'intervention...) afin d'éviter
un émiettage ou un compactage trop important.
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La
terre fine est à proscrire.
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- laisser des mottes
en surface lors des travaux de préparation du lit de semence
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-travailler
sur des sols bien ressuyés
-limiter les passages d'engins et regrouper les outils pour
éviter le compactage du sol : utilisation des pneus
grand volume, basse pression, des roues cages, des roues
jumelées, d'un tasse-avant...
-utiliser un vibroculteur ou d'une herse plate en dernier
passage pour remonter les petites mottes en surface.
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-le binage qui est
surtout utilisé pour lutter contre les adventices, permet également
de briser la croûte de battance et ainsi de restituer au sol
sa capacité d'infiltration . |
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- le sens du travail du sol si
possible parallèle aux courbes de niveau afin de permettre
d'augmenter la rugosité dans le sens le plus grand de la pente.
-les travaux du sol après récolte sont à
réaliser le plus tôt possible pour redonner au sol
sa capacité d'infiltration.
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Favoriser
les successiosn de cultures permettant
de limiter des sols nus durant les périodes érosives
Tenter
d'éviter les sols nus :
cultures intermédiaires, mulch et paillages, enherbement des
tournières et des inter rangs de cultures pérennes.
Organiser
le parcellaire et l'assolement : la taille et la répartition
des parcelles, leur affectation peuvent permettre de réduire
l'érosion. Un parcellaire morcelé permettra d'alterner
entre des zones où l'eau pourra s'infiltrer et d'autres où
la situation est plus critique (culture en bandes alternées).
Cette organisation doit être concertée entre les exploitations
voisines.
Favoriser
les techniques culturales simplifiées pour le travail
du sol : semis direct, travail du sol superficiel avec des outils
à dents ou à disques.
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(source : Chambre
d'Agriculture Haute-Garonne)
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Limiter le ruissellement en lui imposant des obstacles

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Entretenir
les talus, les haies
Entretenir
les cordons de végétation
et les zones boisées : ces zones freinent efficacement
le flux d'eau, si elles sont disposées parallèles
aux courbes de niveau. De plus ces milieux sont biologiquement actifs,
assurant une bonne structure des sols et donc une bonne infiltration
des eaux.
Entretenir
les retenues d'eau comme les mares,
les retenues collinaires qui jouent un rôle dans le
stockage et l'infiltration des eaux de ruissellement
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Canaliser et retenir l'eau et les nutriments

Réaliser
des aménagements à la parcellaires, raisonnés
si possible à l'échelle du bassin versant : bandes
enherbées, fossés enherbées, charrois et
tournières... |
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Organiser
des chemins d'écoulement
pour la collecte des eaux : tassement de chemins préférentiels
pour les écoulements (talwegs...) débouchants
sur une zone tampon (mares, zone boisée...).
Réhabilitation
des prairies permanentes en bord de
rivière : elles permettent de piéger les matériaux
en suspension dans le flux d'eau et participent à la filtration.
La largeur de la prairie ne doit pas descendre en-dessous de 10m.
Entretien
des murets et terrasses (vignes
et vergers)
Réaliser
des rigoles d'écoulement
superficiel en travers de la pente après le semis
pour intercepter le ruissellement et l'évacuer latéralement
vers les fossés de bordure. |
source : Chambre
d'Agriculture Haute-Garonne
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Créer des bourrelets de terre
de protection ou entretenir et créer des fossés
: ils permettent de protéger la parcelle contre les entrées
d'eau provenant de l'amont et de canaliser les eaux vers des ouvrages
de stockage (mares, retenues collinaires, zone boisée...) et
donc de protéger les zones avals contre l'érosion et/ou
les inondations. |
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Préserver les zones humides de bas fond, au
fort pouvoir épurateur |
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Les aménagements hydrauliques à réaliser
collectivement

A la parcelle : |
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- Limitation de la longeur de rangs
de vigne ou d'arbres
Essentiellement dans les plantations nouvelles lorsque les rangs
sont orientés dan sle sens de la pente
- arrêts d'eau (chevets
ou tétières dans lesvignes et vergers):
Ce sont des talus artificiels mis en place en haut des parcelles.
Ils protègent contre un éventuel ruissellement venant
de l'amont. Leur implantation doit être raisonnée de
manière à conduire les eaux vers un exutoire existant,
par concertation entre les différents exploitants de manière
à assurer une cohérence au sein du bassin versant.
Ils peuvent être constitués avec la terre érodée
retrouvée au bas du côteau, et il est conseillé
de les enherber.
- les diguettes en limite
de parcelle : une diguette de 1 mètre de haut avec à
sa base un fossé de faible section permettant de stocker
un certain volume d'eau dans la parcelle tout en limitant le débit
restitué en aval. Le stockage effectué dans la parcelle
est temporaire.
Les retenues permettent d'écréter le ruissellement
venant des sous-bassins en amont et de décaler dans le temps
les transferts des eaux vers l'aval.
L'impact n'est notable que si un pourcentage important du bassin
versant est traité.
- les avaloirs : ils
s'installent dans un point bas pour recueillir l'eau de ruissellement.
Ils peuvent aussi servir à créer un bassin de sédimentation.
- les becs de sédimentation
associés à un avaloir : le dépierreur
permet, par dépôt, la séparation des éléments
lourds ou en suspension, il permet d'éviter l'encombrement
des fossés.
- les fossés : leur
fonction est d'acheminer l'eau, ils doivent être enherbés
pour favoriser la rétention des particules en suspension
et entretenus régulièrement (curage).
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A
l'échelle du bassin versant : cas des côteaux |
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- Murets et banquettes en bas
de ârcelle qui stockent temporairement l'eau et l'empèchent
de s'accélérer. Elle est alors évacuée
latéralement par drainage naturel ou par fossés.
- les chemins de terres et tournières
enherbés constituent autant de zones freinant la vitesse
de l'eau. Elles constituent également des aires d'infiltration
et des "pièges naturels à sédiments.
- Plantations en terrasses:
En zone de forte pente, ce type de plantation est recomamndé.
Il est plus facilement réalisable pour un ensemble de parcelles
d'un même coteau. Leur largeur sera fonction de la pente et
de la profondeur du substrat rocheux..
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Points
forts de la technique |
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| Agronomie |
Maintien de la structure du sol.
Maintien de la teneur en matière organique du sol.
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| Environnement |
Moins de pertes de matières fertilisantes et de pesticides
vers les rivières.
Respect et préservation des paysages.
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| Economie |
Moins de temps
passé pour réparer les dégâts engendrés
par l'érosion. |
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Limites
envisageables |
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Coûts des aménagements
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| Nécessite une bonne coordination
des différents acteurs sur le bassin versant |
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Combien
ça coûte ? |
INVESTISSEMENTS
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x
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AIDES
FINANCIERES |
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Dans le cadre des CTE/CAD :
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Actions
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Eléments du cahier des charges
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Montant de l'aide
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Entretien des murets
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·Recalage des pierres.
· Débroussaillage manuel de la végétation.
·Un débroussaillage chimique localisé pourra
être utilisé de façon exceptionnelle pour
les espèces difficiles à détruire.
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0,76 €/ml/an
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Localisation pertinente du
gel PAC
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·Localisation pertinente
du gel PAC pendant 5 ans dans des zones à enjeu particulier:
protection des cours d'eau, lutte contre l'érosion, fond
de vallée |
106 €/ha/an
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Réhabilitation des
murets de terrasses
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·Reprofilage et
désenvasement, débroussaillage et dégagement
des abords ·Curage de la mare par une pelle à chenilles
au moins une fois durant le contrat, entre le 15 août et le
15 février.
· Entretien annuel.
· Option aménagement d'une clôture de protection
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1,98 €/ml/an
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Restauration des mares et
des points d'eau
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·Reprofilage et
désenvasement, débroussaillage et dégagement
des abords ·Curage de la mare par une pelle à chenilles
au moins une fois durant le contrat, entre le 15 août et le
15 février.
· Entretien annuel.
· Option aménagement d'une clôture de protection
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·91,47 €/mare/an sans clôture
20% marge Natura 2000
·106,71 €/mare/an avec clôture
0% marge Natura 2000
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Entretien mécanique
des talus
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·Talus de rupture
de pente entre secteurs agricoles, ou talus artificiels en bordure
de parcelles, avec pente > 100 % (45°) Les talus éligibles
sont ceux à fort intérêt paysager qui, non productifs,
ne sont habituellement nettoyés que lorsque la broussaille
menace les surfaces voisines .
·Un broyage annuel
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0,15 €/ml/an
20% marge Natura 2000
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Entretien des bosquets
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·Taille.
· Enlèvement des branches et des arbres morts.
Conserver toutefois un arbre mort par bosquet , si celui-ci comporte
au moins 20 arbres.
· Entretien de la lisière du bosquet
· Pas d'intervention pendant les périodes de nidification
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11,43 €/are/an
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Modification du travail du
sol par mise en place d'un paillage végétal sur
plantes sarclées ou légumières, aromatiques
et médicinales ou vigne
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·Mise en place d'un
paillage végétal. Derrière plantes sarclées
: au plus tard 15 jours après la récolte. Au moins
2 tonnes/ha de paille. |
30,49 €/ha/an
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Mise en valeur des terrasses
abandonnées en prairie
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·Mise en valeur
en prairie.
Fauche, retournement et enlèvement des résidus |
449,88 €/ha/an
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Champ
d'application : grandes
cultures, viticulture, maraîchage, arboriculture.
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Pour
en savoir plus |
Fiche Paillages et mulchs
Fiche Enherbement semé
Fiche Enherbement naturel maîtrisé
Fiche Couverts végétaux/CIPAN
Fiche Zones tampons : bandes enherbées
Fiche Zones tampons : les haies
Fiche Zones tampons : les ripisylves
Fiche Gestion des bords de champs
Fiche Techniques culturales simplifiées
Plaquette "Les sols malades de l'érosion"-Chambre d'agriculture
31.
Plaquette "l'érosion n'est pas une fatalité"- Région
Rhône-Alpes/réseau Arely.
Le guide des pratiques beaujolaises-Union viticole du Beaujolais.
"Recommandations aux vignerons et aménageurs"-Agence de
l'eau Sein-Normandie
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