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Des outils, telle que "l'élémentaire loupe", les
pièges, les comptages ou encore la mesure des paramètres climatiques,
par exemple, aident les agriculteurs dans leur observation et l'évaluation
du risque sanitaire. De plus, actuellement il est possible d'évaluer
les risques d'attaque parasitaire, en utilisant des outils tels que les
modèles, les kits de diagnostics, les bulletins techniques dont les
Avertissements Agricoles.
Utilisation de pièges
Différents pièges permettent d'identifier la nature et le nombre d'insectes
présents dans la culture et de se faire une idée du risque encouru. L'agriculteur
peut alors décider d'intervenir ou non, en toute connaissance de cause.
Les
pièges chromatiques
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Certains insectes, particulièrement
redoutés dans les cultures de colza ou de pomme de terre
sont attirés par la couleur jaune. Une simple bassine jaune
remplie d'eau savonneuse permet de les capturer et de les compter.
Selon le même principe dans les cultures sous serre et pour
d'autres ravageurs, on dispose de plaques engluées, de couleur
jaune ou bleu...
ePièges
non sélectifs, donc
problèmes d'identification
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Les
pièges alimentaires
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Ils sont constitués d'un pot contenant de
la mélasse et recouvert d'un couvercle percé. Lorsque
les insectes entrent pour se nourrir ou s'abreuver, ils ne peuvent
plus ressortir. Il est possible alors de les identifier et de les
compter.
ePièges
non sélectifs, donc problèmes d'identification. Ils
sont peu utilisés.
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Les
pièges à phéromones
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Une petite capsule disposée sur une plaque
engluée diffuse une phéromone, généralement
sexuelle, (odeur émise par les papillons femelles) de synthèse.
Les mâles sont attirés et restent collés sur
la glue. Il est ainsi possible de les compter et d'en déduire
les périodes de ' vols nuptiaux ', à la suite desquels
il y aura des pontes et donc des larves qui vont porter préjudice
aux plantes. D'où l'intérêt de repérer
le moment exact des vols afin d'intervenir à bon escient.
ePièges
sélectifs donc pratiques.
Les captures sont
comparées à des seuils de nuisibilité lorsque
ceux-ci sont connus.
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(source : www.farre.org)
Observations visuelles : les comptages

Cette techniques nécessite
une connaissance des ravageurs, maladies...
cf. fiche Connaissance des parasites
De
plus, la reconnaissance et le comptage des auxiliaires et ravageurs
demandent de la patience, de la méthode et beaucoup de pratique.
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L'objectif est de
repérer et de compter, généralement à l'aide
d'une loupe, le nombre de ravageurs, d'auxiliaires ou de pontes de ravageurs,
afin d'évaluer le niveau d'infestation.
L'observation
se fera sur des organes différents : feuille, tige, bourgeons,
etc, et à des périodes de l'année différentes
en fonction de ce que l'on cherche.
Pour être valables,
les comptages doivent être faits régulièrement et
sur un échantillon représentatif d'organes végétaux
proportionnel à la taille de la parcelle.
Ils permettent de déterminer
si le seuil de nuisibilité à partir duquel il faut intervenir,
quand il existe, est atteint ou non.

(source : www.farre.org)
Les outils d'aide à la décision

Les outils d'aide à la décision permettent d'anticiper l'apparition
d'une maladie et de définir quelle stratégie optimale à
mettre en oeuvre.
Utiliser les bulletins de conseil et d'avertissements agricoles
Ce sont des bulletins d'information destinés aux professionnels,
ayant pour objectifs :
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- de constituer
un système de contrôle de l'évolution des maladies et des ravageurs
des cultures qui permet d'alerter les agriculteurs et de les conseiller
afin qu'ils interviennent dans les meilleures conditions.
- d'assurer, dans les meilleures conditions, la protection
des productions végétales, au regard notamment des
Bonnes Pratiques Phytosanitaires, des principes de l'agriculture
raisonnée et du développement durable, en prenant
en compte les différents moyens de lutte,
- de favoriser la réduction de l'utilisation
des produits anti-parasitaires, en particulier ceux qui présentent
les caractéristiques les plus défavorables vis-à-vis
de la protection du consommateur, de l'utilisateur et de l'environnement,
- d'assurer auprès des utilisateurs et des
préconisateurs, la diffusion d'informations réglementaires
en matière de mise sur le marché et d'utilisation
des spécialités de protection des cultures, en regard
des usages homologués.
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Ces bulletins peuvent être édités par
différents organismes tels que SRPV - "avertissements agricoles"®,
Chambres d'agriculture, Instituts techniques, organismes distributeurs.
les kits de diagnostic :
Un kit de diagnostic est un outil parmi d'autres qui apporte des informations
utiles aux agriculteurs permettant une aide à la décision
dans la lutte contre les maladies des cultures.
Ces kits reposent sur l'utilisation de technique élaborées
: ELISA (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay), Immunofluorescence, Chromatographie,
PCR (Polymerase Chain Reaction), etc. L'utilisation des ces kits est facilitée
par l'utilisation de réactifs du commerce.
Principe de la méthode
ELISA pour la détection d'un virus
Ex 1 : KIT DIAGNOLAB ELISA (Dupont De Nemours) capable
de détecter le Piétin-verse. Il permet de détecter
la présence du champignon avant toute manifestation de symptôme
sur la plante visuellement saine alors qu'elle est déjà
contaminée, et de connaître la quantité réelle
d'inoculum du champignon. Le kit est accompagné
d' enveloppes d'expéditions, d'un formulaire de renseignements,
d'une notice explicative détaillée.
Ex 2 : KIT SOPRA, filiale française de Zeneca, commercialisant
l'insecticide "Karaté" propose depuis 5 ans à
ses clients agriculteurs le service "Vigie Virose", permettant
de déterminer sous 48 heures le pouvoir infectieux de plusieurs
espèces de pucerons (porteurs de virus ou non, en particulier Aphis
nasturtii) sur colza par des tests ELISA.
La mise en oeuvre de ces kits nécessite un minimum de rigueur
et de technicité.
La
modélisation de la pression parasitaire :
Un modèle intègre des données biologiques,
phénologiques et météorologiques. Il permet d'avoir
une vision dynamique de l'évolution d'une maladie ou d'un ravageur
sur une petite région.
L'analyse des résultats du modèle, pondérée
par les observations de terrain, permet au technicien d'organiser la protection
des cultures.
cf.
fiche La modélisation
Température, pluviométrie, hygrométrie
sont autant de facteurs qui influencent le déclenchement et le
développement notamment de certaines maladies.
L'élaboration de modèles informatiques de prévision
intégrant ces données, grâce à une station
météo automatique, permettent de prévoir l'évolution
de certaines maladies (mildiou pour la vigne, tavelure pour le pommier,
etc.). La modélisation est généralement mise en oeuvre
par des techniciens.
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