| |
Les TCS ne sont pas généralisables à tout type de
sol, ni à tout type de culture.
Certaines cultures comme les pommes de terre, ne sont à lévidence
pas adaptées aux techniques simplifiées.
Les autres grandes cultures : céréales dhiver,
de printemps, maïs, tournesol, pois de printemps et colza peuvent
être implantées avec des techniques simplifiées sans
grandes difficultés si les conditions agronomiques s'y prètent..
Les différentes formes de travail du sol simplifié

|
La simplification du travail du sol n'est
pas simplement une nouvelle technique mais un nouveau système
de production.
|
 |
La
simplification partielle : implantation
de certaines cultures de la rotation sans labour.
Exemple : implantation des céréales
à paille en automne après du pois ou du colza avec
un simple déchaumage et un semis réalisé avec
du matériel classique.
La
simplification totale en continu : abandon
total du labour, utilisation du semis direct.
|
|
10 points fondamentaux pour réussir la simplification
du travail du sol

Introduire progressivement ces
techniques sur lexploitation
|
|
|
Les TCS ne doivent être mises en uvre
que dans des sols ayant une bonne activité structurale
(plus de 15% dargile) et se ressuyant bien, non tassés
ou/et hydromorphes.
|
Eviter
de retourner le sol afin de ne plus perturber l'activité
biologique et de ne pas "diluer" la matière organique.
Ainsi on favorise le développement de l'activité biologique
(vers de terre...) permettant d'entretenir une bonne porosité.
On créait aussi une couche protectrice riche en résidus
organiques et humus, le mulch.
Créer,
entretenir et préserver une
bonne structure du sol en profondeur. Il s'agit de trouver
un équilibre entre les éléments structurants
: le travail du sol, l'activité biologique, le climat, les
racines des plantes et les éléments déstructurants
: trafic sur la parcelle, le travail du sol et l'humidité.
Utiliser la
technique du déchaumage/faux semis, puisque la suppression
du retournement du sol entraîne une concentration des graines
de repousses et de semences d'adventices en surface.
Le déchaumage en TCS doit se résumer à un travail
du sol très superficiel (2 à 5 cm).
Utiliser les
périodes d'interculture pour
implanter
des couverts végétaux ou des cultures intermédiaires.
Réaliser
un semis de qualité avec des
outils appropriés.
Surveiller
les parasites car dans certains cas, les TCS favorisent les
ravageurs comme les limaces ou les mulots à cause des résidus
de cultures. La gestion des ces parasites passent par une approche
globale :
|
| |
-un travail du sol
superficiel en été pour perturber leur activité
et en détruire une partie.
-une destruction des repousses de cultures qui peuvent fournir une
abondante source d'alimentation.
-un traitement dès l'apparition d'individus. |
Concevoir une rotation cohérente;,
il faut alterner des cultures différentes en faisant se succéder
des cultures d'été et des cultures d'hiver.
Ajuster la densité de semis :
|
| |
--réaliser un travail superficiel pour faciliter lévolution
du semoir et obtenir une profondeur de semis la plus régulière
possible
- augmenter légèrement les doses de semis (taux de
perte entre 10 et 20%) afin de respecter lobjectif du nombre
de plantes levées souhaité.
- avoir un réglage adapté du semoir.
|
Les différentes
possibilités de travail du sol simplifié en Grandes
Cultures
|
Type
de travail du sol
|
Profondeur
de travail
|
Résidus
de culture
|
Type
d’outils
|
|
Profond
|
Avec
retournement et mélange
|
20-30
cm
|
enfouis
|
Charrue
|
|
Sans
retournement
|
15-25
cm
|
partiellement
enfouis
|
outil
type chisel
|
|
Superficiel
|
Sans
décompactage
|
5-10
cm
|
en
surface
|
outils
classiques
|
|
Avec
décompactage
|
15-25
cm
|
en
surface
|
comme
précédemment + outils de décompactage
|
|
Non travail
|
Travail
uniquement sur la ligne de semis
|
0
|
En
surface
|
outils
de semis direct
|
(source :Viaux, 1999)
De façon plus détaillées, les points
importants en Techniques Culturales Simplifiées sont les
suivants:
Assurer de bonnes conditions de récolte et de déchaumage
:
|
| |
-Eviter de tasser le sol, soit au semis,
soit à la récolte et de faire des ornières. Pour
cela il convient de : |
| |
|
-travailler le sol et récolter
dans la mesure du possible en conditions sèches.
-utiliser des pneus basse pression (en particulier pour le matériel
de récolte).
-fair,e si besoin, un décompactage. |
| |
- La présence d'un broyeur et d'un disperseur de paille sur
les moissonneuses batteuses est indispensable. Cela permet d'éviter
la formation d'un andain derrière la moissonneuse et d'éparpiller
les graines à l'orrigine des repousses de céréales
ou de colza. celles-ci joueront alors un rôle de piège
à nitrates.
-Par ailleurs le déchaumage est une opération souvent
indispensable qui a pour but :
|
| |
-de favoriser les repousses de la culture
précédente,
-de faire lever certaines mauvaises herbes annuelles (en particulier
les bromes),
-de détruire un certain nombre de ravageurs : les limaces,
les taupins,
-daccélérer la décomposition des pailles
et autres résidus de culture.
|
| |
|
|
|
Gérer la lutte contre les adventices :
| |
- Etre
très attentif durant les premières années aux
risques dinfestation qui augmente avec les TCS.
-Ne pas compter uniquement sur les herbicides
pour maîtriser lenherbement.
-Gérer linterculture pour limiter
les risques de développement des adventices. Réaliser
pour cela des faux semis (déchaumage et roulage). Ceci impose
davoir des rotations avec des inter cultures suffisamment
longues, pour que cette stratégie soit efficace.
-Avoir des rotations suffisamment diversifiées.
-Désherber chimiquement les
vivaces durant linterculture.
-Réaliser le désherbage des
plantes annuelles soit par des procédés mécaniques
seules, soit par des méthodes chimiques en alternances avec
des méthodes mécaniques.
|
Gérer la fertilisation N, P, K
|
| |
Bien
que ceci reste à confirmer pour les conditions françaises,
les TCS devraient permettre de réduire globalement les doses
de P et K.
Il ny a pas lieu de modifier les doses
totales dengrais azotés apportées en TCS. Tout
au plus , il faut noter que la minéralisation redémarre
plus lentement au printemps avec les TCS et par conséquent
il faut bien respecter les périodes dapport en fonction
des stades de développement des cultures, en particulier
au printemps.
|
Optimiser lutilisation des pesticides : |
| |
-Eviter
tout produit phytosanitaire ayant un impact négatif sur la
microfaune ou la microflore utile, car les systèmes sans labour
ne peuvent compter que sur la microfaune pour créer un sol
favorable à l'implantation des cultures.
-Diversifier les substances actives.
-Gérer l'apport de pesticides non pas
à la culture mais sur lensemble de la rotation.
|
|
Principales adventices
favorisée par les techniques simplifiées
|
Graminées
annuelles
|
Ray-grass, vulpin, brome, pâturin, sétaire,
panic
|
|
Dicotylédones
annuelles
|
Gaillet
gratteron, géranium, séneçon, laiteron, alchémille, capselle,
|
|
Vivaces
|
Chiendent,
liseron, chardons, rumex, prêle, sorgho d’alep
|
|
|
Réussir le semis:
La réussite du semis passe bien entendu par une intervention
en condition favorable, mais également par l'utilisation
d'un outil adapté aux conditions agronomiques (type de précédent
et résidus de culture, type de sol, charge en cailloux, état
de surface , type de culture à implanter).
Ces semoirs peuvent être à distribution classique
(céréales, colza, graines fourragères) ou monograines
(maïs, soja, sorgho, tournesol).
|
|
Une TCS "extrèmes ", le semis direct
C'est la forme extrême de réduction du travail du sol.
Dans ce cas, le semis se fait avec un semoir spécifique
utilisé sur un sol non travaillé et les adventices
sont contrôlées soit par implantation d'une interculture
soit par pulvérisation d'herbicides.
Définition :
C'est un ensemble de techniques culturales travaillant
uniquement la ligne de semis à faible profondeur. Ce type
de travail nécessite des matériels spécifiques
permettant le travail dans les résidus végétaux
et la pénétration du sol.
-Principe du semis direct -
Les paramètres incontournables à
maîtriser :
|
| |
-L'abondance des résidus végétaux surtout après
maïs grain gène le passage du semoir et peut altérer
la précision de semis .
- La portance du sol, plus contraignante que dans un itinéraire
classique (nécessite un poids et une force de tranction importants).
- Création de la terre fine dans l'environnement de la graine
pour favoriser la germination.
- Fermeture du sillon de semis avec peu de terre fine.
|
| |
Le semis : |
| |
-Un double disque (trancheur, ou ondulé)
ouvre un petit sillon dans lequel la ou les graines viennent se
déposer. La profondeur de ce sillon est définie par
le type de culture semé, l'humidité et la température
du sol, le type de sol et la météorologie.
il n'y a aucun travail profond, des disques
ouvrent simplement le sol pour assurer l'implantation de la graine.
-La fermeture du sillon, des équipements spéciaux
doivent assurer cette fonction pour ne pas laisser le champ libre
aux prédateurs (limaces,
).
|
| |
|
|
|
Le matériel

Avant tout investissement sur des matériels spécifiques
aux TCS et souvent très coûteux (cultivateurs rotatifs
à axe horizontal et semoir intégré), il faut
se demander d'abord si le matériel traditionnel disponible
sur l'exploitation n'est pas suffisant.
|
| |
le matériel
traditionnel :
Il est souvent possible de faire du semis sans labour
avec du matériel classique : un cover-crop et une herse rotative
+ un semoir classique équipé de disques pour éviter
le bourrage avec les résidus de récolte.
les semoirs adaptés au semis direct
:
Les semoirs actuels permettent soit de semer
directement, sans aucun travail du sol, soit sur un sol partiellement
ameubli en surface.
Les cultivateurs rotatifs à axe horizontal et semoir intégré
:
Le semis est réalisé dans un flux
de terre entraîné par les lames du rotor. Mais ils
ont un coût élevé, non seulement à l'achat
mais aussi à l'utilisation car ils nécessitent 40
à 50 CV supplémentaires pour fonctionner.
|
| |
|
|